Compétences durables : une demande qui progresse deux fois plus vite que l'offre

Le marché du travail envoie un signal clair depuis plusieurs années, et le LinkedIn Global Green Skills Report 2025 le documente avec précision. Sur la période 2021-2025, le recrutement de talents formés aux compétences durables (green hiring) a progressé en moyenne de 6,2% par an dans le monde, contre 3,4% pour la part de travailleurs ayant effectivement développé ces compétences. En 2024-2025, l'écart s'est encore creusé : +7,7% pour la demande, +4,3% seulement pour l'offre de profils formés.

La dynamique est mondiale, mais elle touche aussi directement la France. Sur la même période, la croissance annuelle moyenne du recrutement de profils avec des compétences durables y atteint 4,9%, et la concentration de ces profils dans la main-d'oeuvre française progresse de 3,8% par an. L'offre ne comble pas l'écart.

Ce déséquilibre crée un avantage concret pour les professionnels qui ont anticipé. À l'échelle mondiale, le taux d'embauche des talents formés aux compétences durables est supérieur de 46,6% à celui de l'ensemble de la main-d'oeuvre. En France, cet avantage est de 27,8%, avec l'une des plus fortes progressions annuelles observées dans le rapport (+54,4%).

Source : LinkedIn Green Skills Report 2025

Les compétences durables s'imposent dans tous les métiers

C'est l'un des enseignements les plus structurants du rapport : les compétences durables sortent de leur niche. Pour la première fois en 2025, les talents formés aux compétences durables recrutés sur des postes non-verts représentent 53% de l'ensemble des recrutements de ce type. Stratégie, finance, marketing, achats, supply chain : les entreprises attendent de leurs décideurs qu'ils intègrent les enjeux environnementaux et sociaux dans leurs fonctions habituelles, pas seulement dans un service RSE dédié.

Ce glissement est structurel. Les compétences durables deviennent un attendu de base pour un nombre croissant de recruteurs, dans des secteurs qu'on n'associait pas spontanément à la transition écologique. Sur la période 2021-2025, c'est le secteur Technologie, Information et Médias qui enregistre la plus forte croissance du recrutement de profils avec des compétences durables (+11,3% par an), devant Logistique et Supply Chain (+8%) et Services financiers (+7,5%).

Un écart qui se creuse, une urgence qui s'accélère

Si la tendance actuelle se maintient, les projections sont préoccupantes. Selon une étude de Research and Markets citée dans le rapport LinkedIn, la croissance des compétences durables dans la main-d'oeuvre ne devrait atteindre que 60% au cours des cinq prochaines années, contre 260% pour les emplois verts. C'est cet écart que les systèmes de formation sont appelés à combler.

En France, l'enjeu est bien identifié.  Les résultats de la première enquête de l'Observatoire des compétences vertes menée par Terra Academia montrent que les compétences recherchées sur les enjeux de durabilité sont en demande croissante dans toutes les filières et tous les territoires, en particulier au sein des métiers de la santé, sécurité et environnement.

Transition écologique et sociale : un moteur de transformation des métiers

La transition écologique ne redéfinit pas seulement quelques secteurs de niche. Elle restructure en profondeur les attendus de l'ensemble des fonctions managériales. Les entreprises recherchent des profils capables de comprendre les enjeux climatiques, d'intégrer les normes carbone dans leur activité, de piloter des stratégies de durabilité et d'exploiter l'intelligence artificielle dans une logique responsable.

L'IA et les compétences durables : deux dynamiques qui se renforcent

L'intelligence artificielle transforme également les contours des compétences attendues. Le rapport LinkedIn identifie deux approches qui structurent cette évolution : la "sustainable AI", qui vise à réduire l'empreinte environnementale des systèmes d'IA, et l'"AI for Sustainability", qui mobilise ces outils au service de la transition. Dans les deux cas, les profils les plus recherchés sont ceux capables de naviguer entre performance technologique et enjeux systémiques.

Regen School : former les décideurs de la transition

Regen School a été fondée pour former une génération appelée à faire bouger les lignes dans un monde en profonde transformation. Les étudiants y travaillent à l'adaptation de l'économie aux enjeux environnementaux et sociaux.

L'école propose des programmes Bac+3, Bac+5 et MBA à Paris, avec une ouverture à Marseille prévue pour la rentrée de septembre 2026. Les formations se déroulent en alternance, en lien direct avec un réseau de plus de 200 entreprises partenaires.

Les étudiants développent des compétences directement mobilisables : stratégie durable, finance à impact, marketing responsable, achats durables, transformation des organisations.

Conclusion : se former aujourd'hui pour les métiers de demain

Les données du LinkedIn Global Green Skills Report 2025 ne laissent pas de place au doute : la transition écologique restructure le marché du travail à un rythme que les systèmes de formation peinent à suivre. En France comme à l'international, les entreprises recrutent des profils avec des compétences durables pour des fonctions traditionnelles, pas seulement pour des postes spécialisés.

Choisir une formation en management orientée transition écologique, c'est se préparer à des métiers qui ont de la profondeur, dans des organisations qui ont besoin de changer.

Sources

  • LinkedIn, Global Green Skills Report 2025, novembre 2025 (analyse de données de 84 pays, janvier 2021 - juillet 2025)
  • Research and Markets, cité dans le rapport LinkedIn (projections 2030 compétences / emplois verts)
  • Terra Academia / LinkedIn, Observatoire français des compétences vertes, octobre 2025

Un article de :
Olivia Lauret
Olivia Lauret
Artiste, entrepreneure, enseignante
Compétences durables et métiers de demain | Formation en management et transition écologique | Regen School
Carrière
06 minutes de lecture

Compétences durables : une demande qui progresse deux fois plus vite que l'offre

Publié le
06 mai 2026
Compétences durables et métiers de demain | Formation en management et transition écologique | Regen School
Auteur(s)
Olivia Lauret
Olivia Lauret
Artiste, entrepreneure, enseignante
Compétences durables et métiers de demain | Formation en management et transition écologique | Regen School

Le marché du travail envoie un signal clair depuis plusieurs années, et le LinkedIn Global Green Skills Report 2025 le documente avec précision. Sur la période 2021-2025, le recrutement de talents formés aux compétences durables (green hiring) a progressé en moyenne de 6,2% par an dans le monde, contre 3,4% pour la part de travailleurs ayant effectivement développé ces compétences. En 2024-2025, l'écart s'est encore creusé : +7,7% pour la demande, +4,3% seulement pour l'offre de profils formés.

La dynamique est mondiale, mais elle touche aussi directement la France. Sur la même période, la croissance annuelle moyenne du recrutement de profils avec des compétences durables y atteint 4,9%, et la concentration de ces profils dans la main-d'oeuvre française progresse de 3,8% par an. L'offre ne comble pas l'écart.

Ce déséquilibre crée un avantage concret pour les professionnels qui ont anticipé. À l'échelle mondiale, le taux d'embauche des talents formés aux compétences durables est supérieur de 46,6% à celui de l'ensemble de la main-d'oeuvre. En France, cet avantage est de 27,8%, avec l'une des plus fortes progressions annuelles observées dans le rapport (+54,4%).

Source : LinkedIn Green Skills Report 2025

Les compétences durables s'imposent dans tous les métiers

C'est l'un des enseignements les plus structurants du rapport : les compétences durables sortent de leur niche. Pour la première fois en 2025, les talents formés aux compétences durables recrutés sur des postes non-verts représentent 53% de l'ensemble des recrutements de ce type. Stratégie, finance, marketing, achats, supply chain : les entreprises attendent de leurs décideurs qu'ils intègrent les enjeux environnementaux et sociaux dans leurs fonctions habituelles, pas seulement dans un service RSE dédié.

Ce glissement est structurel. Les compétences durables deviennent un attendu de base pour un nombre croissant de recruteurs, dans des secteurs qu'on n'associait pas spontanément à la transition écologique. Sur la période 2021-2025, c'est le secteur Technologie, Information et Médias qui enregistre la plus forte croissance du recrutement de profils avec des compétences durables (+11,3% par an), devant Logistique et Supply Chain (+8%) et Services financiers (+7,5%).

Un écart qui se creuse, une urgence qui s'accélère

Si la tendance actuelle se maintient, les projections sont préoccupantes. Selon une étude de Research and Markets citée dans le rapport LinkedIn, la croissance des compétences durables dans la main-d'oeuvre ne devrait atteindre que 60% au cours des cinq prochaines années, contre 260% pour les emplois verts. C'est cet écart que les systèmes de formation sont appelés à combler.

En France, l'enjeu est bien identifié.  Les résultats de la première enquête de l'Observatoire des compétences vertes menée par Terra Academia montrent que les compétences recherchées sur les enjeux de durabilité sont en demande croissante dans toutes les filières et tous les territoires, en particulier au sein des métiers de la santé, sécurité et environnement.

Transition écologique et sociale : un moteur de transformation des métiers

La transition écologique ne redéfinit pas seulement quelques secteurs de niche. Elle restructure en profondeur les attendus de l'ensemble des fonctions managériales. Les entreprises recherchent des profils capables de comprendre les enjeux climatiques, d'intégrer les normes carbone dans leur activité, de piloter des stratégies de durabilité et d'exploiter l'intelligence artificielle dans une logique responsable.

L'IA et les compétences durables : deux dynamiques qui se renforcent

L'intelligence artificielle transforme également les contours des compétences attendues. Le rapport LinkedIn identifie deux approches qui structurent cette évolution : la "sustainable AI", qui vise à réduire l'empreinte environnementale des systèmes d'IA, et l'"AI for Sustainability", qui mobilise ces outils au service de la transition. Dans les deux cas, les profils les plus recherchés sont ceux capables de naviguer entre performance technologique et enjeux systémiques.

Regen School : former les décideurs de la transition

Regen School a été fondée pour former une génération appelée à faire bouger les lignes dans un monde en profonde transformation. Les étudiants y travaillent à l'adaptation de l'économie aux enjeux environnementaux et sociaux.

L'école propose des programmes Bac+3, Bac+5 et MBA à Paris, avec une ouverture à Marseille prévue pour la rentrée de septembre 2026. Les formations se déroulent en alternance, en lien direct avec un réseau de plus de 200 entreprises partenaires.

Les étudiants développent des compétences directement mobilisables : stratégie durable, finance à impact, marketing responsable, achats durables, transformation des organisations.

Conclusion : se former aujourd'hui pour les métiers de demain

Les données du LinkedIn Global Green Skills Report 2025 ne laissent pas de place au doute : la transition écologique restructure le marché du travail à un rythme que les systèmes de formation peinent à suivre. En France comme à l'international, les entreprises recrutent des profils avec des compétences durables pour des fonctions traditionnelles, pas seulement pour des postes spécialisés.

Choisir une formation en management orientée transition écologique, c'est se préparer à des métiers qui ont de la profondeur, dans des organisations qui ont besoin de changer.

Sources

  • LinkedIn, Global Green Skills Report 2025, novembre 2025 (analyse de données de 84 pays, janvier 2021 - juillet 2025)
  • Research and Markets, cité dans le rapport LinkedIn (projections 2030 compétences / emplois verts)
  • Terra Academia / LinkedIn, Observatoire français des compétences vertes, octobre 2025